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Chevènement et Lienemann appellent à un grand parti de gauche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-09-2008

AFP le 8 septembre 2008

Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et l'eurodéputée Marie-Noëlle Lienemann ont appelé à une refondation de la gauche dimanche lors de la deuxième université d'été du MRC, en réclamant un grand parti "solide" et "uni".

L'ancien ministre de l'Intérieur qui est en lice pour les sénatoriales du 21 septembre a estimé que "si la gauche n'est pas capable de concevoir un sursaut civique et démocratique salvateur, elle ne reviendra pas au pouvoir en 2012".

Selon lui, la gauche est frappée d'un "malaise intellectuel" responsable d'une absence de projet. Il considère que "la gauche a besoin d'un projet solide s'inscrivant dans une vision d'avenir" et de "s'affranchir du capitalisme financier".

M. Chevènement a appelé de ses voeux une fédération à gauche pour 2012 tout en se disant partisan de larges primaires.

Auparavant, Marie-Noëlle Lienemann a rappelé que "jamais la gauche n'est arrivée au pouvoir si elle n'était pas unie". "Il faut engager une nouvelle étape vers l'unité de la gauche vers une alliance globale", a-t-elle déclaré.

Henri Emmanuelli a fustigé de son côté le PS qui fait face à un "tabou total" en ce qui concerne la question du libre-échange.

Il s'est dit "ouvert" à un grand parti à condition d'une "représentation proportionnelle" des sensibilités.

L'université d'été du MRC, la deuxième depuis 2003 a réuni quelque 250 participants nationaux et une centaine de locaux et avait pour thème la mondialisation et la nation républicaine.

 
La gauche du PS en quête d'une stratégie commune Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-02-2008

Extrait d'un article du Monde du 22 février 2008

"Quant aux autres composantes de la gauche du PS, elles ne croient plus vraiment à la possibilité de régénérer de l'intérieur le vieux parti d'Epinay. Cofondateurs du club Gauche Avenir qui rassemble des militants socialistes, communistes, Verts, chevénementistes et des syndicalistes, les anciens ministres Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès ont lancé, le 14 février, un appel pour la création d'un grand parti de la gauche. Ils veulent provoquer un "sursaut en engageant le dépassement des partis existants, tous plus ou moins à bout de souffle". Il s'agit de fixer "un nouveau cap stratégique" afin de mobiliser la gauche derrière un nouveau parti unitaire, porteur d'un socialisme à la française."

 
Appel pour un "Parti de la Gauche" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-02-2008

Source : Le Figaro.fr

L'ancien ministre socialiste Paul Quilès et la députée PS européenne Marie-Noëlle Lienemann ont lancé un appel pour la constitution d'un "Parti de la Gauche", unifiant tous ses courants. Ces deux représentants de l'aile gauche du PS avaient, après la défaite à la présidentielle, créé avec des responsables et militants d'autres courants, notamment du PCF, un club de réflexion "Gauche Avenir", mais cette initiative est "en dehors" de ce club, a précisé Paul Quilès.
Leur appel part du constat que "depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la gauche apparaît groggy, incapable d'exprimer ce que pourrait être son avenir", et son éclatement en plusieurs gauches la "conduit à l'impuissance". Selon eux, les "victoires espérées" aux municipales "sont importantes" mais "ne règleront pas la question centrale de la conquête du pouvoir d'Etat".
"Le sursaut ne viendra pas de l'apparition d'un leader charismatique" mais d'une réflexion sur les valeurs de la gauche", estiment-ils rappelant que le club "Gauche Avenir" travaille à l'élaboration d'"une charte de l'unité", pour "répondre au besoin d'une base commune au projet de la gauche". Les "convergences ainsi définies" devraient permettre la "création du Parti de la Gauche", selon eux.

(AFP)

 
Paul Quilès: "Il faut dépasser le repli sur soi" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-02-2008

Interview publiée sur le site de L'express

Maire de Cordes-sur-Ciel et animateur du club Gauche Avenir, Paul Quilès milite pour la création d'un grand parti de Gauche sur le modèle de l'UMP. Au côté de Marie-Noëlle Lienemann, l'ancien ministre socialiste entend relever une gauche 'groggy' depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Interview. 

Pourquoi organiser une pétition appelant à la création d’un parti de toute la gauche?
Aucun parti à gauche ne peut assumer seul sa mutation. Il faut sortir de la crise par le haut, dépasser le repli sur soi, les détestations entre personnes. L’unité a toujours été notre talisman.

Beaucoup de vos camarades du PS plaident pour des primaires de toute la gauche, comme en Italie, afin de choisir le candidat à la présidentielle. Qu’en pensez-vous?
C’est une fausse bonne idée, qui entérine les divisions existantes. Et n’aborde pas les débats de fond. Cette formule n’est pas, en outre, adaptée à notre système institutionnel. La Ve République, qu’on l’aime ou non, est aujourd’hui une réalité. Il faut faire avec et s’organiser dans le cadre d’un grand parti. Comme l’a fait la droite.

D’autres préconisent de muer le PS en une sorte de parti démocrate à l’américaine?
Créer un parti de supporteurs n’est pas une issue. J’entends aussi des camarades se tourner vers l’exemple allemand - lui aussi en vogue. Et prôner la naissance de deux formations à gauche: un parti à gauche de la gauche - l’équivalent du Linke - et un autre rassemblant les sociaux-démocrates. Dans cette configuration, le PS serait obligé, vu le mode de scrutin français qui n’a rien à voir avec celui de nos voisins, d’essayer de trouver une majorité avec le centre. Pour la droite, c’est du pain béni.

Associerez-vous l’extrême gauche à votre à votre projet?
Non. Cette sensibilité se nourrit des insuffisances de la gauche. Les électeurs se tournent vers l’extrême-gauche quand nous ne faisons pas convenablement notre travail.