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Gauche 2012 : le « logiciel de la victoire » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-02-2009
Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, initiateurs, il y a un an, d' un appel à la constitution d'un grand parti de toute la gauche, viennent de proposer "un calendrier pour la victoire en 2012". Vous trouverez ci-dessous le texte de l'appel.

Pour signer l'appel, cliquez sur le lien suivant : http://petition.gauche2012.org/index.php?petition=2&signe=oui

Le site de l'appel : http://www.gauche2012.org

Aujourd’hui, il paraît évident que l’aspiration à un changement profond est forte parmi les Français et pas seulement chez ceux qui se sentent « à gauche ».

Et pourtant, chacun sent bien que le rejet de N. Sarkozy et de sa politique ne suffira pas. Pour gagner en 2012, la gauche devra avoir la capacité de convaincre les électeurs qu’elle sera apte à conduire le changement, ce qui implique que son candidat devra porter un projet crédible et largement partagé par les forces politiques qui le soutiennent.

Tous ceux qui postulent à conduire ce combat et qui considèrent, selon la formule,  qu’ils sont « les mieux placés pour faire gagner la gauche » en conviennent, mais ils restent discrets sur les modalités d’une telle démarche : comment la conduire, sur quelle base, avec qui, selon quel calendrier? Préférant se limiter à des généralités, ils évitent de rentrer dans ces détails….alors que, comme le dit le proverbe anglais : « le diable est dans les détails ».

Si l’on n’aborde pas de face ces questions, il faut être conscient que chacun de ces postulants (une dizaine sur l’ensemble de l’échiquier de la gauche), qui a sa « petite idée » sur la façon de faire, qu’il garde pour lui, continuera à agir en fonction de sa propre stratégie. Pour les uns, il s’agit d’arriver à la phase finale de la désignation des candidats ; d’autres considèrent qu’ils peuvent avoir des chances de l’emporter ; d’autres encore se contenteraient de figurer dans le casting, pour « exister », pour « préparer la suite », pour « renforcer leur parti »….autant d’expressions fréquemment entendues.

Au contraire, seule une « grande idée », publique, débattue, cohérente, permettra d’éviter  l’échec inéluctable auquel conduiraient de telles démarches. Cette grande idée devrait tenir compte de deux exigences incontournables :
- le candidat doit être celui d’un projet
- ce projet doit être celui d’un large rassemblement de la gauche

Partant de ce constat, il est alors clair que la désignation du candidat doit se faire dans des primaires associant tous ceux qui auront accepté un projet, dont le candidat sera porteur. Pour y arriver, il faut que ce projet soit défini lors d’un processus rassemblant le plus grand nombre d’organisations de gauche (partis, clubs, associations…).

Ce processus impose un calendrier comportant 6 phases, dont l’enchaînement pourrait être le suivant :

->    1ère phase (été 2009). Décision de mettre en place un Comité de préparation des « Etats Généraux de la gauche ».

->    2ème phase (2ème semestre 2009).  Travaux du Comité de préparation :
-fixation des objectifs des Etats Généraux, du mode de débat, de la date et du fonctionnement des Etats généraux.
- rédaction de textes introductifs et choix des enjeux prioritaires à débattre.

->   3ème phase (décembre 2009 - janvier 2010). Préparation des Etats généraux nationaux par des rencontres décentralisées

->    4ème phase (juin 2010, après les élections régionales). Etats Généraux : vote de la Charte du candidat (projet), détermination du mode de fonctionnement des primaires (auxquelles participeront les militants et adhérents de toutes les organisations ayant accepté la Charte).

->  5ème phase (2ème semestre 2010). Mise en place d’un comité unitaire de préparation des primaires, établissement de la liste des votants. Campagne des candidats se présentant aux primaires.

->    6ème phase (début 2011). Primaires.

Il est plus que temps de sortir des généralités et des silences, qui visent en réalité à masquer les ambiguïtés, les insuffisances et les contradictions des stratégies individuelles ou isolées. On l’a dit, de telles démarches ne peuvent que conduire à l’échec. A l’inverse, le calendrier en 6 phases ici présenté pourrait devenir, après débat, un véritable « logiciel de la victoire ».

J'approuve cette proposition et je demande à toutes les formations de gauche d'accepter d'engager des discussions dans ce sens.

http://petition.gauche2012.org/index.php?petition=2&signe=oui
 
Vers le parti de la gauche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-06-2008

Extrait de Reconquêtes, contribution de Benoit Hamon et Henri Emmanuelli au prochain congrès du PS

Le moment est venu. Intellectuellement, nous cheminons les uns vers les autres, communistes, radicaux, républicains, écologistes et socialistes. Il faut lancer un processus de constitution d’un grand parti de la gauche. Vouloir reconquérir le pouvoir suppose de nous donner des chances réelles de gagner lors de la prochaine élection présidentielle. Divers ingrédients seront nécessaires. Un projet cohérent, une espérance collective qui rassemble classes populaires et moyennes au premier tour ainsi qu’une stratégie de rassemblement à gauche qui assurent que notre candidat(e) franchisse le cap des 30% de voix au premier, indispensable pour espérer l’emporter au second.

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Chevènement propose un Congrès de rassemblement de la gauche en 2010 ou début 2011 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-06-2008

Dépêche AFP, mercredi 14 mai 2008, 18h19.

Chevènement propose un Congrès de rassemblement de la gauche en 2010 ou début 2011
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, a appelé mercredi à un débat à gauche pour créer un grand parti de toute la gauche, avec la tenue d'un "Congrès de rassemblement" en 2010 ou début 2011 permettant une "candidature commune" à la présidentielle de 2012.

Cette stratégie est proposée dans une motion d'orientation adoptée par la direction du Mouvement républicain et citoyen (MRC), pour son Congrès des 21 et 22 juin prévu au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), ville gérée par un maire MRC, Jean-Luc Laurent.

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Pour un parti de toute la gauche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-06-2008

Demain la Gauche s'associe à la démarche de Marie-Noëlle LIENEMANN et Paul QUILES d'une part, Jean-Pierre CHEVENEMENT et Georges SARRE d'autre part, pour un grand parti de toute la gauche.

Pour nous, il doit s'agir d'un parti de la majorité sociale, pas d'un puzzle reconstitué à partir des organisations existantes.

En cela, nous sommes particulièrement en phase avec le discours prononcé à Dampniat (Communauté d'Agglomération de Brive la Gaillarde, Corrèze), par Georges SARRE, en déplacement le 31 mai 2008 à l'invitation de Gauche Avenir, en compagnie de Marie-Noëlle LIENEMANN.



Discours-appel de Georges SARRE pour un parti de la majorité sociale
Mes camarades,

D'abord merci à Gauche Avenir Corrèze de m'avoir invité. Certains d'entre vous peuvent se demander : mais pourquoi fait-il 1000 kilomètres aller-retour pour venir en Corrèze, où il n'est candidat à rien ?!

C'est vrai que ma carrière politique, locale, parlementaire, ministérielle, est déjà riche d'expériences. Et si je continue à agir, ce n'est pas parce que, comme un automate, je serais programmé pour faire, encore et toujours, de la politique.

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Un contenu et un chemin pour la création d'un grand parti de toute la gauche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
07-04-2008

Extraits d'un projet de texte d'orientation soumis par Jean-Pierre Chevènement à la réflexion du Conseil National du MRC, dimanche 6 avril 2008.

III – Vers la refondation républicaine de la gauche

1. Trente-sept ans après le Congrès d'Epinay, la gauche française doit prendre un nouveau départ comme elle a su le faire à différentes étapes de son histoire : 1905 -1920 - 1946 - 1971. Le cycle d'Epinay est désormais révolu. Ce qui ne signifie pas que les objectifs originels - rassembler la gauche, reconquérir les couches populaires - aient perdu de leur pertinence. Mais le monde a changé. Avec l'effondrement de l'URSS, le communisme a perdu son étoile polaire. Confronté au néo-conservatisme libéral, le Parti socialiste peine à trouver ses marques. C'est une refondation de toute la gauche qu'il faut préparer, avec toutes ses sensibilités et toutes ses cultures : social démocrate, républicaine, communiste, radicale, écologiste, etc.

2. L'objectif d'un grand parti de toute la gauche doit être clairement affirmé. Seule une nouvelle structure pourra accueillir la masse des sympathisants aujourd'hui sans repères et l'élan des nouvelles générations. Une Fédération ou une confédération pourrait sans doute constituer une étape intermédiaire mais en réalité le temps presse : seule la création d'un grand parti de toute la gauche, déjà relayée par certains responsables socialistes, faisant écho à nos propres propositions, peut créer l'électrochoc nécessaire. Ce nouveau parti devra rassembler largement et sans sectarisme toutes les sensibilités. Du dialogue en son sein d'une sensibilité critique voire utopique, et d'une sensibilité plus gestionnaire doit naître une dynamique féconde. Rien ne serait plus contreproductif que de vouloir construire un parti révolutionnaire à côté d'un parti social-libéral. Ce serait donner un boulevard à la droite conservatrice.

3. Au départ il faudra cependant ouvrir le débat sur la nature de la globalisation et du capitalisme financier aujourd'hui dominant, car dès les premiers temps du mouvement ouvrier, au XIXe siècle, aucune vision socialiste n'a jamais pu se développer que sur la base d'une critique préalable du capitalisme de l'époque. Il en va de même aujourd'hui. A partir d'une telle analyse du capitalisme financier d'aujourd'hui et de ce qu'on appelle la « globalisation », un débat fructueux pourra naître et se développer.

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