Vers le parti de la gauche

Extrait de Reconquêtes, contribution de Benoit Hamon et Henri Emmanuelli au prochain congrès du PS

Le moment est venu. Intellectuellement, nous cheminons les uns vers les autres, communistes, radicaux, républicains, écologistes et socialistes. Il faut lancer un processus de constitution d’un grand parti de la gauche. Vouloir reconquérir le pouvoir suppose de nous donner des chances réelles de gagner lors de la prochaine élection présidentielle. Divers ingrédients seront nécessaires. Un projet cohérent, une espérance collective qui rassemble classes populaires et moyennes au premier tour ainsi qu’une stratégie de rassemblement à gauche qui assurent que notre candidat(e) franchisse le cap des 30% de voix au premier, indispensable pour espérer l’emporter au second.

Selon des rythmes et des étapes à discuter avec nos partenaires mais qui nécessitent de nous mettre au travail tout de suite, nous lancerons un processus de rapprochement de nos partis (PS, PC, Verts, Radicaux, MRC, républicains, altermondialistes, etc…) dès le lendemain de notre congrès.

Combien de candidats, combien d’écuries pour combien de lignes différentes ?

On prétend que les courants minent l’existence du PS, c’est en réalité la compétition pour l’investiture suprême qui a historiquement exposé le PS aux déchirures les plus profondes et les plus durables. Il n’y a que deux lignes politiques en débat à l’occasion de ce congrès. Celle du conservatisme politique et de la perpétuation des vieux équilibres d’une part et celle du mouvement que nous voulons exprimer, d’autre part. Nous voulons incarner cette nouvelle majorité qui préparera le retour d’une gauche rassemblée et rassembleuse au pouvoir. Nous aurons besoin de toutes les sensibilités, toutes les intelligences, toutes les bonnes volontés, celles qui ont déjà servie comme celles qui s’impatientent de servir les socialistes.